vendredi 31 décembre 2010

Damblain : un projet qui fait "pschitt"!


Depuis plusieurs années, les 302 hectares de l'ancienne base aérienne OTAN de Damblain (88), rachetée en 2005 par le Conseil Général des Vosges (CG88), font l'objet de vastes travaux de terrassement et d'aménagement. 

L'objectif avoué de ces travaux : réaliser une plate-forme logistique devant permettre au groupe Deret de venir s'y installer et de générer des emplois dans ce département sinistré. La proximité de l'A31 (E21) semble en effet aller dans le sens de ce type de projet de reconversion.

Problème : l'initiative du CG88, si elle n'était pas forcément exclusivement réservé à l'usage du groupe Deret, fut toutefois basée sur la venue de ce seul "client potentiel" officiellement identifié.
Or, voilà que Chrisian Poncelet, président (UMP) du CG88, vient d'annoncer sans tambours ni trompettes le désengagement de Deret à Dambain, laissant l'ancienne base, financée par les contribuables vosgiens, vide de projet. Quid du retour sur investissement? L'opposition dénonce de simples promesses électorales.

En attendant, on imagine l'amertume (entre autres) des membres de l'aéroclub de Bourbonne les Bains qui opérait à partir la plate-forme de Damblain depuis quatre décennies et qui fut contraint de quitter la place en raison de la nouvelle vocation de la base. De même pour les archéologues : l'INRAP ayant découvert, au cours des fouilles d'avant reconversion, une villa gallo-romaine des IIe et IIIe siècles après JC sur près de 5 ha et dont les thermes étaient particulièrement bien conservés malgré les travaux d'aménagement de la base au début des années cinquante.

Reste donc au CG88 à trouver un nouveau projet, permettant à Damblain de décoller... Wait and see!

lundi 27 décembre 2010

La base US de Châteauroux fascine toujours!!

Article de la Nouvelle République. Cliquez pour agrandir
Entre fascination et nostalgie, près de quarante cinq ans après sa fermeture, on peut dire que la base américaine de Châteauroux n'a pas fini de faire couler de l'encre, ni de susciter des émotions!

La base américaine a inspiré de nombreux travaux d'universitaires et d'historiens (François Jarraud : Les Américains à Châteauroux ; Didier Dubant : Base américaine de Châteauroux-Déols 1951-1968 ; Valérie Prot : The american forces in Châteauroux 1951 - 1967), de cinéastes (Philippe Charigot : Châteauroux District ; Anice Clément : Châteauroux Airport) et d'écrivains (Jean-François Donny : US Go Home ; Jean-Pierre Muller : Chronique des années cinquante dans l'Indre, Les Américains à Châteauroux-Déols).

Tout récemment encore, en juin dernier, une stèle de l'amitié était offerte à la ville de Châteauroux par des Américains, en souvenir de leur enfance passée dans l'Indre et en signe de la vivacité du souvenir qui unit les deux peuples dans cette région du centre de la France.

Aujourd'hui, c'est un nouveau projet d'exposition qui se propose de raviver la flamme des seize années de présence américaine dans l'Indre. Divers acteurs régionaux et locaux, et notamment les archives municipales de Châteauroux, s'associent pour mettre sur pieds une exposition rétrospective qui doit commencer en juin prochain, à la médiathèque castelroussine. Les initiateurs du projet sont en quête de documents et d'anecdotes permettant d'apporter de l'eau à leur moulin. Si vous souhaitez leur venir en aide, leur prêter des documents ou tout simplement en savoir davantage sur cette exposition afin de ne pas la manquer (dates, lieux, horaires...), vous pouvez contacter M. Cirès, aux archives municipales au 02 54 08 33 08 ou par e-mail en cliquant ici. L'adresse postale pour envoyer vos documents est la suivante : 

Archives municipales
Hôtel de ville
Place de la République
36012 Châteauroux Cedex

Je ne manquerai pas de vous informer ici même de la suite de ce projet, dès qu'il sera davantage concrétisé.
Mes remerciements à M. Bardet pour m'avoir relayé cette information.

vendredi 24 décembre 2010

Joyeux Noël!

A Toul-Rosières, succès garanti pour le Père Noël suite à son arrivée
en RF-4C Phantom. Photo Toul Tiger

Sur les bases américaines, qu'elles aient été en France ou ailleurs, le Père Noël avait souvent le privilège d'arriver en traîneau supersonique, comme en témoigne cette photo prise à Toul-Rosières, dans les derniers moments de la présence de l'USAFE sur cette plate-forme.

Cette époque est à présent certes révolue, mais que ça ne vous empêche pas de passer un très joyeux noël et, plus globalement, de très bonnes fêtes à toutes et à tous!

                                                                                                       Fabrice Loubette



lundi 13 décembre 2010

Vouziers : base maintenue

Vue aérienne verticale de la base de Vouziers-Sécgault
Source : Géoportail

Sur son site internet, en date du 11 décembre dernier, le journal L'Union L'Ardennais rapporte qu'après avoir été récemment débattu à l'Assemblée nationale, le sort de l'ancienne base aérienne de Vouziers-Séchault s'est vu confirmé dans son actuelle fonction. 

Ancienne base aérienne de dispersion de l'US Air Force, la base de Vouziers accueille aujourd'hui un détachement du Génie de l'Air. C'est aussi un site de formation au déminage. Enfin, c'est également un théâtre occasionnel d'exercices, comme BAPEX 08 il y a deux ans, ou Volcanex, en 2006.

A en croire le journal, "La menace de fermeture qui pesait depuis fin 2009 sur le site vouzinois a été définitivement écartée"...  On peut donc raisonnablement en conclure que ladite menace est écartée, pour le moment... les revirements à moyens termes concernant les fermetures d'implantations militaires étant légion...  

Brienne a repris du service



Cinq jours durant, du 15 au 19 novembre dernier, l'ancienne base aérienne de Brienne-le-Château (10) a renoué avec une activité aérienne militaire. Des éléments du 3e Régiment d'Hélicoptères de Combat (RHC) avaient en effet délaissé leur base d'Etain-Rouvres (55 - ancienne base de l'US Air Force) pour se déployer sur la plate-forme auboise (ancienne base de dispersion de l'US Air Force) dans le cadre de l'exercice BATEX 2010.

mercredi 1 décembre 2010

Les armées de l'OTAN en Meuse


Dans le département de la Meuse (55), chaque année depuis 1973, un week-end du mois d'octobre est consacré aux désormais traditionnelles "Journées d'études meusiennes" (JEM). 

Co-organisées par l'université Nancy 2, le Centre Régional Universitaire Lorrain d'Histoire, la Société des Lettres, Sciences et Arts de Bar le Duc et le Conseil Général de la Meuse, ces journées d'études proposent au grand public de découvrir différents épisodes de l'histoire meusienne, par le biais de conférences d'historiens et de spécialistes, intervenant chacun sur leur époque de prédilection.

C'est ainsi qu'on me proposa, il y a deux ans, de prendre part aux XXXVIe JEM à Fresnes en Woëvre, au sujet de la présence des armées de l'OTAN en Meuse : la thématique de cette édition 2008 était en effet "Meuse, terre de guerres".

Mon intervention (une quinzaine de pages) fut donc composée d'une présentation illustrée (6 photos) des bases aériennes d'Etain-Rouvres (USAFE) et de Marville (RCAF), ainsi que du dispositif de l'US Army installé à Verdun, et notamment le QG de l'Advanced Section de l'US Communication Zome Europe (US COMZEUR) chargé du bon fonctionnement de la ligne de communication et de ravitaillement entre les ports français de la côte atlantique et les unités US basées dans le Sud de l'Allemagne et l'Est de la France.

Aujourd'hui, les actes des XXXVIe journées d'études meusiennes sont enfin édités et disponibles à la vente auprès de la Société des Lettres, Sciences et Arts de Bar le Duc.

Précisons au passage que deux erreurs de légende se sont glissées dans mon chapitre lors de la mise en page chez l'imprimeur. Les spécialistes et les spotters auront rectifié d'eux-mêmes, mais sachez cependant que les légendes des photos en page 303 (F-100D - devenu au passage F-1000 - Super Sabre du 49th TFW) et en page 305 (F-84F Thunderstreak de l'Ohio ANG) ont été interverties.

Pour commander les actes des XXXVIjournées d'études meusiennes, adressez un chèque de 33,15€ (port compris) à l'ordre de la Société des lettres de Bar le Duc, accompagné d'une enveloppe matelassée à votre adresse (format minimum 25x16,5 cm) à l'adresse suivante :

Société des Lettres, Sciences et Arts de Bar-le-Duc
chez Madame Cazin
25 rue Martelot
55000 Bar-le-Duc

mardi 16 novembre 2010

"Ferme solaire" : à Niergnies aussi!

Vue aérienne verticale de l'ancienne base de Cambrai-Niergnies (Google Earth).

C'est la tendance actuelle : à l'instar de bien d'autres plate-formes OTAN*, l'ex-base aérienne de dispersion de Cambrai-Niergnies va également se voir recouvrir prochainement de panneaux solaires pour se muer en une centrale photovoltaïque. 

La communauté d'agglomérations de Cambrai vient en effet de signer, il y a quelques jours, la promesse de bail emphytéotique en vue de la construction et de l'exploitation d'une "ferme solaire" d'une centaine d'hectares sur cet ancien site militaire. Ce dispositif devrait être opérationnel en 2014.

A première vue, cette information, révélée par La Voix du Nord, peut surprendre puisque l'aérodrome est toujours utilisé par l'aéro-club local, installé au Nord des installations et n'utilisant, il est vrai, que les seules pistes 08/26 en dur et en herbe, le reste de la base ayant perdu depuis longtemps sa capacité d'accueil  d'aéronefs. 
Les deux pistes parallèles actuellement utilisées dans le cadre de l'aviation de loisirs.

La future centrale préservera-t-elle l'aérodrome actuel en s'installant au sud de l'emprise, suivant l'axe de la piste Nord-Ouest/Sud-Est? Ou l'aéro-club sera-t-il contraint de faire place nette en déménageant sur la future ex-BA 103 de Cambrai-Epinoy (située à 7 kilomètres au Nord Ouest de Cambrai), qui devrait être évacuée par l'Armée de l'Air en 2012? Il est encore un trop tôt pour le dire... wait and see!

L'aérodrome de Niergnies en 1946, tel qu'il fut aménagé par les Allemands, et
avant les travaux de mise aux standards OTAN au milieu des années 50.

* à l'heure actuelle, des projets de "fermes solaires" sont également envisagés sur tout ou partie des bases suivantes : Dreux-Senonches (28), Toul-Rosières (54), Lure-Malbouhans (70), Marigny le Grand (51), Marville (55)

vendredi 12 novembre 2010

Marville comme si vous y étiez


Continuons notre tour d'horizon des idées cadeau, toujours au rayon "livres", avec un opus qui mérite vraiment un "coup de projecteur" : Marville RCAF Air Base.

Comme son nom l'indique, ce livre revient sur l'histoire du 1er Wing canadien de Marville (55), installé dans la Meuse, quatorze années durant. 
L'escadre, composée de trois escadrons de vingt-cinq appareils chacun, fut d'abord intégralement dévolue à l'interception et à la chasse diurne, avec ses CL-13 Sabre Mk 2 (version fabriquée sous licence par Canadair du fameaux F-86 américain). Puis, pour combler la faille que représentaient la nuit ou les nuages dans le système anti-intrusions de l'OTAN, un des trois escadrons de Sabre fut remplacé par un escadron de dix-huit CF-100 Canuck, à l'instar des autres escadres canadiennes déployées en Europe au cours des années cinquante. Ce nouvel appareil, intercepteur tout-temps, permettait aux aviateurs canadiens d'assurer une alerte H24 face à d'éventuelles incursions belliqueuses de bombardiers soviétiques.

Même s'ils furent régulièrement remplacés par des versions plus performantes (Mk 5 puis Mk6), les Sabre arrivèrent à l'âge de la retraite au début des années soixante, alors qu'ils commençaient à côtoyer dans les cieux européens des intercepteurs de dernières générations (comme le Mirage III), reléguant définitivement les intercepteurs canadiens (Canuck compris) au rang d'"antiquités".

Il était temps pour la division canadienne en Europe de changer de monture, ce quelle fit en 1963, en changeant également de mission. Si toutes les bases canadiennes en Europe s'apprêtaient à recevoir le CF-104 Starfighter comme nouvelle dotation, l'escadre de Marville fut la seule des quatre Wings de la RCAF à se voir confier la mission de reconnaissance aérienne. L'unité, désormais composée de deux escadrons, assura ce rôle depuis la France jusqu'au printemps 1967, date du retrait de la France du commandement intégré de l'alliance Atlantique. A cette date, la base de Marville ferma définitivement. Les forces aériennes canadiennes qui y stationnaient prirent la direction de Lahr, en Allemagne, pour continuer leur mission au sein de l'OTAN, au départ de la rive droite du Rhin.

Si c'est bien entendu cette histoire militaire et politique qui sert de trame à ce superbe livre, de nombreux autres aspects sont également évoqués!  L'installation de la base canadienne eut en effet de telles conséquences dans le paysage et dans la vie économique, sociale et culturelle du Nord-meusien et d'une partie de la Belgique toute proche que les auteurs, eux-mêmes belges, ne pouvaient omettre de revenir sur les célébrations diverses, les rencontres sportives entre Belges, Français et Canadiens et les amitiés qui se nouèrent entre ces trois peuples.

Richement illustré de nombreux clichés inédits, dont beaucoup sont en couleurs, ce livre est à la hauteur de l'investissement personnel de ses auteurs. Edité une première fois en 2004, coup de coeur de l'Aérobibliothèque, il avait été rapidement épuisé, incitant les auteurs à le ré-éditer en 2007.
Quelques exemplaires restent donc encore disponibles à ce jour, mais ne tardez pas à le commander, cette "seconde chance" est la dernière qui s'offre à vous! 
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Marville RCAF Air Base
par/by Philippe Baar, Pierre Baar, Hugues Herr
Autoédition
Préface par/foreword by G/C D.J. Williams, commandant de la base de Marville (1956-1959). 
& Général Robert Christie, dernier commandant de la base de Marville (1966-1967). 
356 pages, 22,5 x 30,5 cm - couverture souple / paperback
Texte en français, légendes des photos en français et en anglais
Text in french, captions in both french and english.

60 € + frais de port variable selon destination / Shipping costs depending on the destination (Belgique / Belgium : 10 € / France : 12 € / Canada : 15 €)

Pour commander, utiliser la rubrique "Contact" de ce blog.
Je relayerai les demandes aux auteurs en Belgique (merci de préciser le nombre d'exemplaires désirés et l'adresse postale de destination).

To order, please use the "Contact" link of this blog and I will transfer the requests to the authors ( be sure to notify how many books you want, and where you want them to be shipped).


Disponible également à la Maison du Livre Aviation!

dimanche 7 novembre 2010

50 ans de NATO Tiger Meet


Cliquez sur les images pour les agrandir
Voilà qui aurait pu constituer une nouvelle idée cadeau pour les fêtes de fin d'années... Malheureusement, ce livre ne sera pas publié à temps, puisqu'il ne sortira qu'en avril 2011, quelques semaines avant le NTM 2011. Car en effet, le sigle NTM ne désigne pas seulement le nom d'un groupe de rap français provocateur, mais également NATO Tiger Meet, autrement dit, "Réunion des Tigres de l'OTAN"...

Chaque année, depuis un demi-siècle, les unités des forces aériennes des pays membres de l'OTAN ayant pour emblème un tigre ont en effet pris l'habitude de se réunir pendant quelques jours, afin d'effectuer de concert des manœuvres interalliées et des exercices dans une ambiance détendue, voire potache.
Tous les ans, pour les mécanos des unités participantes, ces rencontres sont l'occasion de rivaliser d'imagination et de talent afin de décorer d'une livrée toute particulière un de leurs appareils (avion ou hélico).


Or, le Squadron 439 "Tigre dent de Sabre" de la RCAF, basé à Marville (55) jusqu'en 1967 fut, l'un des éminents escadrons de ce club très privé. En 1962 et 1963, cet escadron participa aux NTM avec ses intercepteurs Canadair Sabre Mk 6.

Canadair Sabre du Squadron 439 de Marville.
Photo : Jack Wilkinson
En 1964, alors en pleine période de transformation sur un nouvel appareil, le CF-104 Starfighter, dans le cadre d'une nouvelle mission, la reconnaissance aérienne, le Squadron 439 ne participa qu'à titre d'observateur, sans avions, avant de revenir en force en 1965 et 1966 avec sa nouvelle monture.

Ayant évacué la base de Marville au début de 1967 au profit de la base de de Lahr, en Allemagne (jusqu'alors occupée par l'Armée de l'Air), le Squadron 439 de la RCAF continua par la suite à participer régulièrement au NATO Tiger Meet jusqu'en 1992, quelques mois avant le retrait d'Europe des Forces Armées Canadiennes (en janvier 1993).



En 2011, l'évènement aura une saveur toute particulière puisqu'il sera en effet organisé par l'escadron de chasse 1/12 "Cambrésis", et se tiendra donc, une dernière fois, sur la base aérienne 103 de Cambrai-Epinoy avant sa fermeture en 2012.

Ce livre, qui promet d'être riche d'illustrations aussi nombreuses qu'inédites, assorties d'anecdotes et de souvenirs, est actuellement en pré-commande sur le site Nato Tiger Association. Des aperçus non définitifs de certaines pages sont également proposés sur ce site.
Bien entendu, il s'agira d'un livre en anglais, dont seuls 2000 exemplaires seront disponibles à la vente. D'où l'intérêt de le pré-commander (avant le 1er janvier 2011), pour pouvoir également bénéficier d'un prix avantageux (50 € au lieu de 60 €, hors frais de port). Les souscripteurs auront également la chance de participer à un tirage au sort leur permettant de gagner une montre Breitling, des entrées pour le Royal International Air Tatoo 2011 à Fairford, et de nombreux autres lots.


L'autre nouvelle que nous apprend ce site web est qu'un meeting aura lieu à l'occasion de ce dernier Tiger Meet sis dans le Cambrésis, puisqu'il sera possible de récupérer son (ou ses) exemplaire(s) du livre soit lors du Spotter day, soit lors du meeting qui se tiendra le 15 mai 2011 non pas à la base aérienne 103 de Cambrai-Epinoy, mais sur l'ancienne base OTAN de Cambrai-Niergnies, à 5 km au Sud-Est de Cambrai. Dans ce cas, les frais de ports seront intégralement remboursés aux acheteurs.

Saluons la publication de ce ce livre de jubilé, une belle initiative qui prend des airs de baroud d'honneur pour les hommes et les avions de l'EC 1/12 "Cambrésis" qui, comme le Squadron 439 de la RCAF fut durant de longues années un des piliers des tigres de l'OTAN!

Le SMB2 au couleurs de l'EC 1/12 en exposition dans le hall cocarde, au Musée Air + Espace
du Bourget  témoigne encore de l'esprit fraternel qui liait l'unité au Squadron 439 canadien...
Photos : F. Loubette
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NATO Tigers - Fifty years
par la NATO Tigers Association
Edition limitée - Parution avril 2011
432 pages - couverture cartonnée
50 € + frais de port (en souscription)
60 € + frais de port à partir du 1er janvier 2011

mercredi 3 novembre 2010

La bible du F-100 Super Sabre...


... sous couleurs françaises vient de paraître!

Et ça tombe bien! Car, ça ne vous aura pas échappé, voilà quelques semaines que la pluie et les nuages gris et bas s'invitent durablement dans nos cieux, qu'il fait nuit en plein jour et que le thermomètre  baisse graduellement. Pas de doute, on aborde la période d'hivernage où les soirées qui s'allongent et les weeks-ends pluvieux ne sont plus guère propices à sortir faire de grandes balades...

C'est donc le moment idéal pour se lancer dans la lecture d'un livre passionnant et bien fait, richement illustré et dont le nombre de pages nous garantit d'avoir de la matière pour un bon bout de temps (dans un mois et demi, l'hiver ne fera que commencer officiellement, ne l'oublions pas!). Sinon, pour ceux qui auraient encore des travaux à faire au jardin pour le moment, sachez anticiper : dans quelques semaines, le froid se fera plus rude, et les fêtes de fin d'années approchant, voilà donc assurément un cadeau à se faire offrir (ou, à défaut, à s'offrir!).

Mais venons en aux faits : le F-100 Super Sabre en service dans l'armée de l'air! Il s'agit donc des versions D (bombardement atomique entre autres ) et F (biplace)... Tout un programme!
Pourquoi vous en parler dans ce blog? Les raisons sont multiples!
D'abord, les F-100 français furent intégrés à l'inventaire de l'Armée de l'Air dans le cadre du Military Assistance Program (MAP), partie émergée de l'iceberg qu'était la doctrine américaine de containment et matérialisation militaire de l'alliance Atlantique.

De plus, pendant la guerre froide, les jets de l'US Air Force étaient rapidement remplacés par de nouveaux appareils plus performants. S'ils étaient jugés obsolètes pour l'USAF, leur potentiel restait souvent réel, voire important. Ils étaient alors cédés, soit aux unités de l'Air National Guard (force aérienne de réserve des Etats-Unis), soit aux nations alliées, dans le cadre du MAP, justement. C'est dans ces conditions que des F-100 Super Sabre appartenant jadis au 48th Tactical Fighter Wing (TFW) de Chaumont (52), ou au 49th TFW d'Etain (55) par exemple, se retrouvèrent sous cocardes françaises, aux mains de pilotes et de mécaniciens de l'Armée de l'Air tandis que les unités américaines percevaient respectivement des F-4 Phantom et des F-105 Thunderchief.

Ces quatre F-100 évoluaient précédemment sous couleurs américaines,
depuis les bases d'Etain et de Chaumont.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
Chargés de la pénétration nucléaire à une époque où la France n'était pas encore autonome dans ce domaine, les F-100 de l'Armée de l'Air étaient alors dotés d'armes atomiques américaines, sous contrôle de l'armée des Etats-Unis. Rappelons qu'en 1958, les armes atomiques nécessaires aux unités tactiques américaines basées en France (Chaumont, Etain et Toul-Rosières) avaient été interdites dans l'Hexagone par le général de Gaulle, puisque les Américains ne daignaient pas, selon les voeux du Président du Conseil, en laisser le contrôle aux autorités françaises. Le résultat fut la migration en Allemagne des trois escadres tactiques américaines basées en France (48th, 49th et 50th TFW). Ainsi, la souveraineté nationale semblait-elle respectée.
Or, une des conséquences pour le moins cocasse de cette politique fut que les F-100 français, dotés de bombes américaines,  durent eux aussi quitter l'Hexagone pour opérer depuis l'Allemagne (bases aériennes françaises de Lahr et Bremgarten), au moins jusqu'à l'indépendance nucléaire française, représentant une autre facette de l'histoire des aviations de l'OTAN au cours de la guerre froide....

Enfin, à l'instar de tous les appareils d'origine américaine évoluant en Europe (que ce soit au sein de l'USAFE comme des forces aériennes des pays membres de l'OTAN), les F-100 français étaient entretenus au départ par le Central Air Material Area, Europe (CAMAE), au Châteauroux Air Depot, avant la fermeture de la base américaine de Châteauroux-Déols*. On disait alors qu'on envoyait les avions en IRAN (pour Inspect and Repair As Necessary).

Quoi qu'il en soit, si l'aviation militaire, et notamment les "lampes à souder" vous intéressent, voilà de quoi vous "en payer une bonne tranche". Superbement illustré et détaillé, à l'instar des opus de la série sur le Mirage III qu'Eric Moreau avait déjà co-écrite, bien conçu et d'une fabrication à la hauteur du temps et de l'énergie investie dans ce projet, ce livre est un must! Seul petit bémol : une relecture sans doute un brin rapide a laissé passer d'assez fréquentes fautes d'orthographe... c'est toujours regrettable, surtout dans le cadre d'une véritable "bible" comme c'est le cas ici. Il est vrai que de nos jours, les lecteurs y deviennent de moins en moins sensibles, c'est regrettable... Jean-Pierre Calka quant à lui avait récemment co-signé le très bel historique de la BA 112 de Reims dont je vous avais parlé ici-même. Et si malgré ces garanties vous deviez encore hésiter, jetez un coup d'oeil à la recension de ce livre par l'Aérobibliothèque!

* le CAMAE sous-traitait alors en partie la maintenance avec le consortium AEMCO-Breguet, puis avec  la SERIMA (Société d'Entretien et de Réparation Industrielle de Matériel Aéronautique) qui continua encore l'entretien des appareils américains aux couleurs françaises après la fermeture de la base de l'US Air Force.
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F-100D/F Super Sabre en service dans l'Armée de l'Air
par Jean-Pierre Calka et Eric Moreau
Eric Moreau autoédition
Voir le site des auteurs & COMMANDER
ISBN 978-2-9537514-0-6
70 €

lundi 1 novembre 2010

Le Fana du Canuck


Après avoir mis le RF-84F Thunderflash à l'honneur le mois dernier, Le Fana de l'Aviation consacre ce mois-ci un article à un autre jet militaire emblématique de la guerre froide : le CF-100 Canuck.

Pour relater l'histoire de l'Avro CF-100, des prémices du projet jusqu'à son retrait du service opérationnel, à qui faire plus confiance qu'à Jean-Pierre Hoehn? Journaliste spécialiste de l'aviation et passionné par les jets de la guerre froide, surtout quand ils sont américains et canadiens, l'auteur connait bien son sujet puisqu'il avait déjà traité de cet intercepteur 100% canadien il y a bien des années. 

En effet, dans les pages d'Air Fan de juin et juillet 1980 (n° 20 et 21), Jean-Pierre Hoehn présentait les quatre escadrons de Canuck de la RCAF implantés en Europe : en France, à Marville et Grostenquin, et en Allemagne, à Zweibrücken et Baden-Söllingen. Mais c'était il y a trente ans, et la majorité des photos présentées alors dans les magazines était en noir et blanc.

Il était donc temps de remettre en lumière ce jet injustement méconnu dans une monographie retraçant, cette fois, l'origine et le parcours du Canuck, dans toutes ses versions de la Mk I à la Mk V, en passant par la Mk IV B qui fut la version la plus répandue et également celle déployée en Europe sous couleurs canadiennes*, dans une livrée camouflée.

L'article détaille également les différentes missions allouées au CF-100 tout au long de sa vie, de la défense aérienne du Grand Nord Canadien à la permanence opérationnelle tout-temps en Europe, jusqu'aux missions de guerre électronique ou de remorquage de cibles. Illustré de belles photos, dont la plupart, cette fois, en couleurs, cet article dépoussière à bon escient un autre "personnage" de la guerre froide aérienne.

Le Canuck n° 757 du musée de l'aviation du Canada, à Ottawa-Rockliffe,
aux couleurs du Squadron 414 de guerre électronique.
© F. Loubette
* Rappelons en effet que le Canuck vola également en Europe sous les cocardes belges, dans sa version Mk V, comme celui évoluant en patrouille dans l'image de manchette de ce blog.

vendredi 29 octobre 2010

Air Fan : focus sur "Live Oak"


Dans son numéro d'octobre, actuellement en kiosque, Air Fan revient, par l'intermédiaire de la plume de Diego Ruiz Palmer, sur les exercices aériens OTAN baptisés "Live Oak", qui se déroulèrent de 1959 à 1990, jusqu'à la fin de la "guerre froide".


L'an dernier, Diego Ruiz Palmer avait abordé à deux reprises, dans les pages d'Air Fan, l'histoire des forces aériennes de l'OTAN*. Il continue ce mois-ci en mettant en lumière trente et une années d'exercices "Live Oak", visant à garantir aux forces américaines, françaises et britanniques l'accès à l'enclave de Berlin-Ouest, au coeur de la RDA.

L'origine des manoeuvres "Live Oak" remonte à l'époque du blocus de Berlin**, en 1948, lorsque les soviétiques tentèrent d'asphyxier Berlin-Ouest pour avoir la mainmise sur l'enseble de la RDA, capitale comprise. En dépit de son succès, le pont aérien mis en place par les alliés pour ravitailler l'enclave de Berlin Ouest avait néanmoins mis en lumière de nombreux problèmes et souvent nécessité le recours à l improvisation dans cette gestion de crise sans précédent.

Forts de cette première expérience et des constats qui en découlèrent, Américains, Britanniques et Français décidèrent de structurer la protection de leurs intérêts berlinois afin de se préparer à un éventuel nouveau blocus. Ces préparatifs devaient finalement aboutir à la création de Live Oak, ensemble "d'opérations terrestres et aériennes destinées à sonder les intentions de l'URSS et de la RDA en cas d'entrave à la libre circulation routière, ferroviaire et aérienne entre la RFA et Berlin Ouest, ou à contrer la fermeture des couloirs terrestres et aériens", comme l'écrit lui-mêm Diego Ruiz Palmer.

C'est article original et richement illustré de photos couleur que nous propose ici Air Fan. A conseiller à quiconque souhaite se replonger dans l'histoire de la guerre froide et mieux comprendre la chaîne de commandement des actions militaires qu'il eût été nécessaire d'entreprendre en cas de "réchauffement" des relations internationales.




* Juillet 2009 : "Quand l'OTAN était à Fontainebleau", consacré aux Tactical Weapons Meets
et Novembre 2009 : "Veillé d'armes à Ramstein"

**Aux lecteurs anglophiles intéressés par l'histoire du blocus de Berlin, je recommande Berlin Airlift, the salvation of a city, paru il y a quelques années chez Pen & Sword, de même que le film de George Seaton The Big Lift, visible ICI, mais sans sous-titre.

jeudi 28 octobre 2010

La flamme de l'amitié brûle à Châteauroux

Friendship flame / © Yves Bardet

Comme je vous en faisais part dans ce blog en mai dernier : la "Flamme de l'amitié" (Friendship flame) brûle dorénavant à Châteauroux pour commémorer l'amitié entre les anciens élèves de "Chateauroux American High School", fils et filles des Américains jadis affectés à la base aérienne de l'USAFE, et les populations de Châteauroux et Déols.

Yves Bardet, que je remercie, m'en a récemment fait parvenir quelques photos pour les partager ici même.





Voir aussi la page consacrée à ce mémorial sur le site Aérostèles.

lundi 25 octobre 2010

Marigny : les réalités de la reconversion

Photo : l'Union

Dans un article en date du 13 octobre dernier, le journal l'Union relate les dernières avancées dans le projet de reconversion en ferme solaire d'une partie de l'ancienne base OTAN de Marigny le Grand (51).

Le rachat du terrain reviendra donc intégralement à la charge de la Communauté de Communes du Sud Marnais ; quant à l'installation des panneaux solaires, elle pourrait incomber à une société belge, Enfinity.
Après les incertitudes qui planaient sur ce projet de reconversion au début de l'été, il semblerait que ce dossier parvienne petit à petit à se concrétiser...

à suivre!

Le Fana du Thunderflash

En ce mois d'octobre 2010, le Fana de l'Aviation annonce la couleur 
dès sa Une : "Flash sur la guerre froide".

Ce mois ci, Michel Bénichou nous propose la traduction d'un article de l'excellent Doug Gordon, spécialiste de la reconnaissance aérienne tactique ayant notamment signé en 2006 Tactical Reconnaissance in the cold war.

Comme le titre de l'article le laisse entendre, l'auteur nous propose donc une étude du RF-84F Thunderflash, et plus précisémment de son emploi sous les cocardes de différents pays de l'OTAN au cours des années cinquante.

L'article, richement illustré, comporte notamment de nombreuses photos couleur d'appareils arborant les marquages du 38th Tactical Reconnaissance Squadron de l'US Air Force en Europe, à l'époque où cet escadron évoluait depuis Sembach, en Allemagne ; soit peu de temps avant de venir s'installer sur la base de Phalsbourg, en Moselle (57).

L'auteur effectue ensuite une revue de l'emploi du "Flash" dans l'Armée de l'Air, la Luftwaffe, ainsi qu'au sein de la FAéB (Belgique) et des armées de l'air italienne, grecque norvégienne et danoise. Doug Gordon revient également sur l'épisode de Suez, seule réelle occasion qu'aient eue les RF-84F d'être engagés au combat.

Comme toujours, Doug Gordon va chercher ses infos à la source puisqu'il base son article sur les témoignages, souvenirs et photos de nombreux anciens pilotes de "reco" et mécanos. Le seul regret que l'on peut émettre est la qualité de certaines photos : le maquettiste semble en effet avoir un peu trop "tiré sur les pixels" de photos manquant de définition pour une publication papier. Cela dit, au vu de la rareté de ces documents iconographiques, il est malgré tout toujours intéressant d'en profiter dans un tel article!

jeudi 7 octobre 2010

Les enfants de l'envie - Actualisé


Sous ce titre pas forcément évocateur, Gabrielle Piquet nous dépeint, du haut de ses trente ans, une histoire dans laquelle de nombreux quadra et quinquagénaires ayant grandi à proximité de bases de l'OTAN risquent de se reconnaître...

Le cadre : Soulignons d'abord l'audace de l'auteure, qui campe son histoire à Laon, dans l'Aisne, à la fin des années 90. C'est assez inhabituel pour être remarqué, et ce choix sort également le lecteur du "cas d'école castelroussain" souvent retenu lorsqu'il s'agit d'évoquer la présence américaine en France, dans le cadre de l'OTAN.

Le graphisme : Epuré, le dessin au trait, dénué de couleurs et se jouant des habituelles cases de la BD est clairement mis au service de l'histoire, illustrant le drame existentiel d'un petit garçon devenu grand, et les méandres de son esprit où réel et imaginaire, présent et passé n'ont de cesse de se mélanger.

© Casterman / Gabrielle Piquet

L'histoire : La quarantaine approchant, Basile Sinniger se traîne un mal de vivre chronique. Ayant grandi sans père, vivant toujours chez sa mère et cherchant désespérémment l'âme soeur, ce anti-héros se démarque principalement par sa tignasse et sa veste noires dans les rues de Laon, comme dans les pages de l'album.

Fruit d'une idylle sans lendemain entre sa mère, Juliette, et un Roméo qui aurait jadis été affecté à la base américaine de Laon-Couvron avant de repartir aussi sec aux States, Basile, cet "enfant de l'envie", n'a jamais connu son père qui n'a sans doute jamais eu vent de son existence.
Employé de mairie à Laon, notre héros n'a de cesse de faire revivre le mythe des Américains par l'intermédiaire des souvenirs de ses grands-parents. Le reste du temps, il trouve une échappatoire dans la peinture. Son unique source d'inspiration : l'Amérique, et plus précisémment New York, héritage indirect de son inconnu de père dont c'était la ville natale. Inlassablement, Basile peint et repeint les rues de la Grosse Pomme, jusqu'à l'obsession, bien qu'il n'y ait jamais mis les pieds.

C'est dans ce contexte que le maire de Laon propose un jour à Basile d'exposer ses toiles dans le cadre du retour dans la région de vétérans américains de l'ancienne base de l'OTAN. Outre le trac de soumettre pour la première fois ses toiles à l'examen du public, c'est surtout la question de savoir si son père fera ou non partie de la délégation américaine qui anime Basile...

Gabrielle Piquet, qui s'est inspirée du travail d'Axelle Bergeret-Cassagne, aborde de façon originale le thème des enfants nés de pères américains inconnus. Ce sujet indéniablement lié à la présence des troupes de l'OTAN en France pendant la guerre froide est pourtant assez peu traité, en tous cas de façon frontale. L'approche du sujet par le biais de la bande dessinée est inédite et permet aussi de dédramatiser en apportant quelques touches d'humour. Comme évoqué plus haut, le choix d'implanter cette histoire à Laon est également bienvenu, puisqu'il remet ainsi en lumière un épisode historique très marquant pour cette ville méconnue et sa région.
Une initiative heureuse, dont on espère qu'elle fera des émules.

Paru au printemps dernier, ce roman graphique librement inspiré de faits réels avait, à l'époque, échappé à ma vigilance. Par la thématique et le contexte que cette BD abordent, Les enfants de l'envie est à rapprocher du film de Philippe Charigot Châteauroux District.

Les enfants de l'envie
par Gabrielle Piquet
192 pages
17,1 x 24 cm
ISBN : 2203022175
14,95 €

mardi 21 septembre 2010

Chambley vu du ciel...

Vue aérienne des travaux de la partie Ouest de la base de Chambley.
Photo : lf5422.
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Je n'ai découvert que récemment un post du blog de l'aéroclub de Villerupt daté de juin dernier et présentant quelques photos aériennes des travaux actuellement effectués sur l'ancienne base aérienne de Chambley.
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On y découvre deux nouveaux hangars au niveau de l'entrée secondaire de la base. Ils semblent destinés à accueillir les ULM qui étaient déjà installés sur place, et les avions de l'aéroclub de Metz, Les Ailes Mosellanes, qui devrait prochainement quitter la BA 128 de Metz-Frescaty en prévision de sa fermeture.
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On aperçoit également une nouvelle piste (28R-05L), construite au niveau d'un ancien dépôt de munitions. La carte VAC du SIA n'a pas été mise à jour, signe que de nouveaux travaux d'infrastructures sont encore à attendre avant que le site, en pleine mutation, ne revête son visage définitif.
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jeudi 9 septembre 2010

A Vatry, Ryanair poursuit son test


La compagnie low-cost irlandaise qui s'est installée sur l'aéroport de Paris-Vatry au début de l'été pour une période d'essai à destination de la Scandinavie vient d'annoncer qu'elle allait poursuivre ses vols cet hiver.

Depuis fin juin, la compagnie Ryanair propose deux rotations hebdomadaires à destination d'Oslo et de Stockholm (mercredi et samedi) au départ de l'aéroport de Paris-Vatry, ancienne base aérienne de dispersion de l'US Air Force.

S'il ne s'agissait là que d'une période d'essai correspondant au pic de migrations estivales, Ryanair vient cependant d'annoncer début septembre que les liaisons seraient maintenues - et la période d'essai prolongée - jusqu'en mars 2011, au vu des résultats encourageants obtenus ces derniers mois.

Outre l'engorgement des autres aéroports parisiens, les caves et le vignoble champenois, c'est surtout la proximité - relative - de Disneyland Paris qui a motivé la compagnie irlandaise à porter son choix sur Vatry, comme en témoignent les menus déroulants de son site internet.  


Pendant l'été, les résultats semblent avoir été satisfaisants, avec un taux de remplissage des vols de 76%. L'effet Disney sur les Scandinaves reste cependant supérieur à l'attrait des églises en bois debout pour les Français du quart Nord-Est de l'Hexagone : si 70% des voyageurs étaient scandinaves (40% de Suédois et 30% de Norvégiens), seuls 20% étaient français. C'est à présent l'épreuve de l'hiver (très froid, en Suède) qui nous dira si l'activité "voyageurs" a des chances d'être maintenue à l'aéroport de Vatry...

lundi 30 août 2010

Les caravanes quittent Chaumont-Semoutiers

Vue aérienne de la base américaine de Chaumont-Semoutiers,
dans les années cinquante.
Photo : NARA

Le rassemblement évangélique tzigane qui durait depuis une dizaine de jours sur l'ancienne base aérienne de Chaumont s'est achevé hier, par les traditionnelles cérémonies de baptêmes par immersion, pour quelques uns des 30000 fidèles réunis en Haute-Marne.

Hier soir, près de 2000 caravanes, sur les quelques 5000 qui s'étaient massées au nord de l'aérodrome, avaient quitté le site.

Pour appréhender l'ampleur de ce rassemblement, rien de tel que de prendre un peu de hauteur : c'est ce que propose le Journal de la Haute-Marne avec la vidéo suivante qui, bien que d'assez piètre qualité, donne néanmoins un aperçu de l'affluence enregistrée :

Semoutiers vu du ciel
envoyé par jhm-videos. - L'info internationale vidéo.

vendredi 20 août 2010

La base de Chaumont investie par les caravanes

Caravanes sédentarisées pour le logement du personnel, sur la base
américaine de Chaumont, au début des années cinquante.
Photo : NARA

Aujourd'hui commence officiellement le rassemblement évangélique tzigane annuel de l'association "Vie et Lumière" sur l'ancienne base aérienne américaine de Chaumont-Semoutiers, utilisée à présent par le 61e Régiment d'Artillerie et ses drônes.

Comme lors des précédentes éditions, le site de l'ancienne base aérienne a dû être ouvert plus tôt que prévu, dès mercredi dernier, en raison de l'affluence de caravanes dans la région de Chaumont.
Coutumier des anciennes bases aériennes de l'OTAN, ce rassemblement s'était déjà tenu à Semoutiers en 2007. De 20000 à 30000 personnes sont attendues sur le site du 20 au 29 août, représentant un total de 6000 à 7000 caravanes.

En conséquence, l'aérodrome se trouve fermé à la circulation aérienne jusqu'au 1er septembre et une zone réglementée temporaire (ZRT) a été créée (NOTAM reproduit ci dessous).

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BULLETIN AERODROME

Date de production (UTC) : 2010/08/20 14:09
Date et heure (UTC) de validité : 2010/08/20 14:06
Durée : 12
Règle de vol : IFR/VFR
Sélection des NOTAM GPS : Non
Type NOTAM : Général et divers
Aérodromes : LFJA


Nombre de NOTAM : 2
LFJA CHAUMONT SEMOUTIERS
LFFA-C3538/10
A) LFJA CHAUMONT SEMOUTIERS
B) 2010 Aug 20 00:00 C) 2010 Sep 01 21:59
 E) ZONE REGLEMENTEE TEMPORAIRE (ZRT) SUR AD DE CHAUMONT SEMOUTIERS :
1) DESCRIPTION :
RASSEMBLEMENT DE PERSONNES.
2) LIMITES LATERALES :
CERCLE DE 2.5NM DE RAYON CENTRE SUR 480530N 0050300E.
3) CONDITIONS DE PENETRATION :
CONTOURNEMENT OBLIGATOIRE SAUF POUR LES ACFT ASSURANT DES MISSIONS
D'URGENCE, D'ASSISTANCE OU DE SAUVETAGE.
4) INFORMATION DES USAGERS :
SEINE INFORMATION 120.325MHZ
BALE INFORMATION 135.850MHZ.
F) SFC
G) 3300FT AMSL

LFFA-D6476/10
A) LFJA CHAUMONT SEMOUTIERS
B) 2010 Aug 12 06:00 C) 2010 Sep 01 23:59
E) AERODROME FERME


© SIA.

jeudi 19 août 2010

Variations sur le même thème

Nouvelle tour de contrôle de Chambley, en 2010
Photo : J. J. Lignier

La lettre d'information du Centre de Recherches Historiques de la Base Aériennes 133 (CDRH 133) de Nancy-Ochey consultable ICI nous présente ce mois-ci en Une une vue de la tour de contrôle de la base de Chambley sous sa nouvelle apparence.

C'est l'occasion d'un petit voyage photographique dans le temps présentant l'évolution subie par ce bâtiment depuis cinquante cinq ans.


Le même bâtiment en 2007, alors rhabillé par un revêtement
temporaire de bâche imprimée.
Photo : F. Loubette


Février 2004, le "style américain" (bâtiments blancs)
quelque peu décrépi...
Photo : F. Loubette


La tour en 1956, alors peinte en kaki "à la française",
avant d'être repeinte en blanc, "à l'américaine".
Photo : A. Christensen


En 1955, l'écriteau "Base operations" était fraîchement
apposé sur la façade de la tour de Chambley.
Photo : USAF

Cette même lettre d'informations relate ce mois-ci, en pages 21 à 24, un épisode la guerre froide, vécu depuis la base française de Metz-Frescaty. Bonne lecture!