samedi 22 juillet 2017

1951 - 1967 Les Américains à Châteauroux, le livre

1ère de couverture du livre de Bruno Mascle 1951-1967 Les Américains à Châteauroux.
Depuis 66 ans, la présence de l'armée de l'air américaine à Châteauroux a fait couler beaucoup d'encre... et ce n'est pas fini! Un nouveau livre sur le sujet vient de paraître au début du mois de juillet : 1951-1967, Les Américains à Châteauroux, co-édité par La Nouvelle République et les éditions La Bouinotte.
Trois semaines seulement après son lancement, l'ouvrage - qui avait fait l'objet d'une souscription - fait déjà défaut à l'éditeur qui a lancé une réimpression. 
En attendant de pouvoir à nouveau le commander d'ici quelques jours, en voici la recension ci-dessous. Nh'ésitez pas à cliquer sur le bouton "Tenez moi au courant" de la page de l'éditeur et d'y renseigner votre adresse e-mail pour être informé de la disponibilté de l'ouvrage!

Seize années de présence américaine dans la capitale de l'Indre, plus de 7000 Américains y vivant, représentant près de 25% de la population d'une ville moyenne du Centre de la France, évoluant dans de grosses voitures laissant échapper des airs de jazz et de rock'n roll, le tout quelques années seulement après la fin de la Seconde Guerre mondiale... vous avez dit "révolution"?
A coup sûr, l'implantation du gigantesque dépôt aérien pour toute l'US Air Force en Europe a chamboulé le tranquille équilibre castelroussin, fait tourner des têtes et pleuvoir des dollars... 
Pas étonnant que, quand on évoque la présence américaine en France durant la guerre froide, l'exemple de Châteauroux s'impose d'emblée et soit devenu le cas d'école et, parfois, également l'arbre qui cache la forêt...

Cinquante ans après le départ définitif des Américains, en 1967, la "période américaine" de la ville nourrit aujourd'hui encore une profonde nostalgie pour ceux qui l'ont connue, et un fantasme pour ceux qui en ont seulement entendu parler. Le plein emploi, l'argent facile, la vie nocturne, la musique, l'activité aérienne... toutes ces conséquences induites par la présence américaine ont laissé un vide béant dans une ville et auprès d'une population qui ne s'en sont jamais vraiment remises...

Cette atmosphère a, depuis, nourri de nombreuses démarches historiques, romanesques et même cinématographiques, surtout quand on sait qu'un certain Gérard Depardieu a grandi à Châteauroux à cette époque et a commencé à s'encanailler au contact des Airmen du Chateauroux Air Depot (CHAD).

On pouvait de fait s'attendre à une production littéraire plus conséquente sur le sujet depuis 1967. Aussi, quand on découvre le livre de Bruno Mascle, on se dit qu'enfin, l'ouvrage francophone de référence sur l'histoire de la base américaine de Châteauroux est arrivé : couverture rigide, mise en page agréable et colorée, nombreuses illustrations, le premier contact est déjà très appétissant! En survolant les pages, on glane des vues d'avions, mais aussi des photos de mariages (mixtes, à coup sûr), d'ouvriers français, de cités américaines en Berry... Le traitement du sujet semble exhaustif, en intégrant les nombreuses conséquences sociales, économiques et culturelles de l'installation de la base de l'US Air Force.

La lecture de l'ouvrage nuance toutefois un peu les choses. Non qu'elle déçoive, la qualité du livre étant globalement au rendez-vous, simplement qu'elle recadre un peu les espoirs du lecteur aérophile. Plus qu'un livre sur l'histoire de la base et du dépôt de l'US Air Force, ce que nous espérions, il s'agit - comme son titre l'indique, finalement - d'évocations thématiques de la période américaine de Châteauroux. Aucune tromperie sur la marchandise donc, simplement une sensibilité aéronautique un peu trop marquée de notre part qui s'en est un peu trouvée frustrée, tout étant affaire de tempérance dans la vie.

Revenons en donc à l'ouvrage en lui même : une quinzaine de chapitres thématiques reviennent sur ce qu'était la vie à Châteauroux à l'époque américaine, au travers de l'activité économique, de l'animation des rues - en particulier le soir, de la vie sociale et des unions franco-américaines qui en ont découlées... De façon générale, si les noms de villages ou de bistrots sont propres à Châteauroux, les aspects traités par Bruno Mascle dans ce livre parleront à tout ancien riverain d'une garnison américaine en France dans les années 50-60, qu'elle soit à Evreux, Toul, Orléans ou Verdun!
Table des matières - Cliquez pour agrandir
L'ouvrage s'articule finalement un peu comme un catalogue d'exposition, l'auteur ayant étoffé ses différents axes de travail en consultant des articles de journaux d'époque, rencontré des vétérans américains et français, puisé dans la filmographie et la littérature des témoignages parfois directs, souvent indirects. Un travail de journaliste enquêteur donc, ce qui n'est pas étonnant, puisque c'est le métier de Bruno Mascle qui officie à La Nouvelle République. Le bémol qui en découle, s'il faut en trouver un, revient à l'iconographie. Bien que nombreuses et imprimées en grand format, plusieurs photos sont en effet tirées d'articles de journaux d'époque, présentant une importante trame d'impression au détriment de leur qualité. En outre, les crédits photographiques et la mention des sources, telles que des articles de journaux parfois évoqués font défaut, ce qui est dommage d'un point de vue historiographique, mais qui n'affectera pas le lecteur seulement désireux de se replonger dans l'époque américaine qu'il a connue jadis... Des remarques somme toutes relatives et secondaires.

Pour le reste, cette évocation historique, économique, sociologique et culturelle de l'implantation US dans l'Indre de 1951 à 1967 n'en n'est pas moins sympathique et se parcourt très agréablement. Un chapitre concerne notamment l'institution castelroussine récemment fermée, chez "Joe from Maine", sans doute le premier fast-food installé en France que Depardieu aimait à fréquenter. 
Comme pour toute bonne mention de la présence américaine en France, les accidents de voitures, les bordels et les bagarres ont voie au chapitre, teintant le Châteauroux d'alors d'un parfum de bas-quartier populaire, banlieue de Chicago ou de Seattle, que le lecteur français appréciera sans doute, tant il entretient le souvenir devenu légendaire de Shatoo-woo (Châteauroux prononcé "à l'américaine").

4e de couverture. Cliquez pour agrandir.
1951-1967, Les Américains à Châteauroux (cliquez pour accéder au site de l'éditeur)
Par Bruno Mascle, préface de Léandre Boizeau. Co-édition La Bouinotte / La Nouvelle République, 21x27 cm, 128 pages, couverture rigide, plus de 150 illustrations, 26 euros.

vendredi 21 juillet 2017

Mondial Air Ballons 2017, top départ!

Photo via Facebook/Mondial Air Ballons
C'est le grand jour! L'édition 2017 du Mondial Air Ballons (MAB) démarre ce soir et pour 10 jours, avec un final le dimanche 30 juillet prochain.

LMAB 2015.
Photo F. Loubette / France-Air-OTAN.

Ne l'appelez plus "Lorraine Mondial Air Ballons" : réforme territoriale et partenariat avec la nouvelle région Grand Est obligent, le précédent nom a été recyclé. Outre ce détail (du moins pour le grand public), la recette reste la même : une dizaine de jours pour fêter les plus légers que l'air et s'en mettre plein les mirettes à l'occasion de deux vols quotidiens, le matin de bonne heure (vers 6h15), et en fin d'après-midi / début de soirée (vers 18h30), quand l'atmosphère est au plus calme.

LMAB 2015.
Photo F. Loubette / France-Air-OTAN.
L'évènement qui fait bourdonner tous les deux ans l'ancienne base aérienne américaine de Chambley est un monument touristique et économique pour le secteur, et les nouvelles instances régionales ont eu la bonne idée de pérenniser leur soutien à l'organisation Pilâtre de Rozier, grand chef d'orchestre de la manifestation. Cette année, le MAB sera placé sous le signe de la sécurité pour garantir au public de profiter sereinement du spectacle. De fait, les parkings publics seront fermés entre minuit et 5h00. Une présence policière renforcée complètera un dispositif de vigiles. Prévoyez donc une marge suffisante pour accéder au site du fait des contrôles et fouilles qui s'ajouteront aux délais habituels pour un tel évènement populaire.


Les temps forts de cette éditions seront : le premier vol de ce soir 21 juillet, sur les coups de 18h30, l'inauguration officielle ce samedi 22 à 17h00 suivi d'un envol de masse, mais aussi dimanche 23 au matin, sur les coups de 6h15, avec l'envol en ligne sur les 2900 mètres de piste. Mercredi 26 à 21h30, la ligne de nuit offrira un spectacle son et lumière (sans envol). Pour le programme détaillé, toujours soumis à la météo, CLIQUEZ ICI.

La tour de contrôle sur fond d'envol de montgolfières.
Photo F. Loubette / France-Air-OTAN.
Si vous êtes lève tard, ou tout simplement trop loin pour assister au spectacle, vous pourrez toujours vous rabattre sur les webcams. Si toutefois vous décidez de visiter le site, sachez qu'entre les vols du matin et du soir, de nombreuses animations et stands sont prévus. Vous pourrez notamment accéder au musée Pilâtre de Rozier, dont tout une partie est consacrée à l'histoire de la base américaine de l'US Air Force.

Musée Pilâtre de Rozier.
Photo F. Loubette / France-Air-OTAN.

Musée Pilâtre de Rozier.
Photo F. Loubette / France-Air-OTAN.

Musée Pilâtre de Rozier.
Photo F. Loubette / France-Air-OTAN.
Musée Pilâtre de Rozier.
Photo F. Loubette / France-Air-OTAN.

mardi 27 juin 2017

Double anniversaire à Phalsbourg le 2 juillet




Certains en avaient entendu parler depuis quelques mois, mais la rumeur peinait à se confirmer... C'est à présent chose faite depuis quelques semaines : dimanche prochain, le 2 juillet 2017, le camp La Horie de Phalsbourg et le 1er Régiment d'Hélicoptères de Combat (RHC) qu'elle accueille ouvrent grand leurs portes au public, et gratuitement de surcroît, à l'occasion notamment du 40e anniversaire du 1er RHC.


C'est l'occasion de (re)découvrir cette ancienne base de l'US Air Force qui a bien changé ces dernières années, avec l'arrivée des hélicoptères de nouvelle génération Tigre et NH90 Caïman.
Une page internet est en ligne, même si elle s'avère assez peu informative faute de mises à jour. En revanche, une page Facebook semble, elle davantage suivie, avec au fur et à mesure l'annonce du programme pour conserver une part de surprise.



Une fois n'est pas coutume, j'en profite pour parler un peu de ma petite personne, puisque cet évènement marque un autre anniversaire : le 20e des premières portes ouvertes du 1er RHC auxquelles j'ai participé :


C'était en juin 1997, j'allais sur mes 14 ans, et j'assistais alors à ma première manifestation aérienne. Il y en eut pas mal d'autres depuis, et j'espère que ça continuera encore dans les années à venir, malgré le nombre de bases aériennes qui se réduit comme peau de chagrin.

Si je vous parle aujourd'hui de cet évènement de ma vie, c'est qu'il est à l'origine de tous les travaux que j'ai consacrés depuis aux forces aériennes de l'OTAN en France. En effet, dans le programme des journées portes ouvertes de 1997 que je conserve encore aujourd'hui, une photo aérienne de la base et un court texte de quelques lignes ont aiguisé ma curiosité : 
Cliquez pour agrandir.

Pourquoi les hélicos du 1er RHC avaient-ils besoin d'une telle piste pour atterrir / décoller? Que faisait l'US Air Force à Phalsbourg dans les années 50, alors que la guerre était finie depuis plusieurs années? Ces questionnements, dans mon esprit d'adolescent, n'ont eu de cesse de chatouiller ma curiosité. Pourtant, les sources documentaires étaient rares et difficiles à trouver à l'époque : internet était loin d'être aussi développé, et aussi riche en contenus qu'aujourd'hui. Tant mieux! C'est ce qui m'a poussé à continuer de chercher, et m'a fait me dire que d'autres seraient sans doute intéressés également, alors, pourquoi ne pas partager le fruit de mes recherches?

Et puisque j'ouvre la boîte à souvenir, je ne vous épargne pas non plus ce gros dossier : moi dans un Puma. A l'époque, j'avais encore des cheveux et je portais encore des chaussettes Bart Simpson... 


Vingt ans plus tard, la publication de mon article historique sur Phalsbourg Air Base dans Air Power n°4 aura, dans un sens, été une manière de boucler la boucle...

Si vous allez à Phalsbourg ce dimanche, nous aurons donc peut-être l'occasion de nous croiser. Fort heureusement, j'ai bien changé depuis la photo ci-dessus... Toutefois, si jamais vous me reconnaissez, n'hésitez pas à me dire un petit bonjour, j'ai toujours plaisir à échanger avec vous! 

mercredi 12 avril 2017

Des Canadiens de retour à Mercy

Les Canadiens posent pour la photo souvenir sur le perron du château.
© F. Loubette  

En ce mercredi 12 avril 2017, une délégation d'une petite trentaine de Canadiens
a eu l'occasion de revenir au Château de Mercy, près de Metz, où il vécurent une partie de leur enfance, quand leurs parents travaillaient au quartier général de la 1ère Division Aérienne Canadienne en Europe.

Ces membres d'une association canadienne d'anciens élèves de l'école "Général Navereau" de Metz s'étaient donné rendez-vous en France en ce mois d'avril à l'occasion d'un triple anniversaire : le centenaire de la bataille de Vimy, près d'Arras, durant laquelle les soldats canadiens payèrent un lourd tribut pendant la Seconde Guerre mondiale ; le cent-cinquantième anniversaire du Canada et le cinquantième anniversaire du départ définitif des Canadiens de Metz et, plus globalement, de France.

© F. Loubette

A l'époque, les chauffeurs des haut-gradés canadiens défilaient en voiture au pied du perron.
© OTAN
A Metz depuis deux jours, ces enfants de militaires de la Royal Canadian Air Force ont eu la possibilité de visiter le château de Mercy, spécialement ouvert pour eux aujourd'hui.
Le Château étant actuellement propriété de Metz-Métropole, le groupe fut accueilli ce matin par son président, Jean-Luc Bohl. Ce dernier est revenu brièvement sur les temps forts de l'histoire du château et ses particularités architecturales. Il connaît d'autant mieux ses spécificités que le propriétaire originel qui a fiat construire le château, Maurice de Coëtlosquet, était un aïeul de Mme Bohl.

Les visiteurs canadiens investissent le grand hall d'entrée.
© F. Loubette
Les Canadiens ont ensuite pu passer une bonne heure à déambuler dans les différentes salles du château, redécouvrant ces espaces plus de cinquante ans après y avoir souvent accompagné leurs parents. De nombreuses photos ont été prises par l'ensemble du groupe durant cette occasion unique à laquelle se sont greffés quelques locaux passionnés de patrimoine. Comme j'en faisais partie, et qu'on ne sait pas quelle sera la prochaine occasion de visiter l'intérieur, ni si les dégradations ne se seront pas développées d'ici là, je vous propose quelques vues de l'intérieur de ce somptueux édifice. 

La colossale cheminée du hall d'entrée.
© F. Loubette

Détail de la cheminée du hall d'entrée. 

© F. Loubette  

Présentation des bases de la 1ère division aérienne canadienne en Europe.
© CJFIC
On a retrouvé la cheminée de la photo précédente. Son manteau a été épargné par les vandales
(pour l'instant), contrairement à plusieurs autres cheminées du château.
© F. Loubette

Couloir longitudinal du rez-de-chaussée.
© F. Loubette

Grande salle du rez-de-chaussée au impressionnantes boiseries donnant sur l'arrière du château.
© F. Loubette
Le grand escalier vu depuis le hall d'entrée.
© F. Loubette
Le hall d'entrée vu depuis le grand escalier.
© F. Loubette

La cage du grand escalier vue depuis le premier étage.
© F. Loubette
La cage du grand escalier vue depuis le premier étage.

© F. Loubette
© Eakins
Le palier du premier étage.
© F. Loubette 

Au premier étage, au dessus du hall d'entrée, une grande salle aux impressionnantes boiseries.
© F. Loubette

La même salle au premier étage.
© F. Loubette
Vue de la chapelle depuis la salle aux boiseries du premier étage.
© F. Loubette
Détail des plafonds.
© F. Loubette

© F. Loubette

Le château vue de devant.
© F. Loubette
Même scène au début des années soixante
© CFJIC

Stèle qui soutenait la plaque commémorative, dans la cour du château, avant qu'elle ne soit pillée.
© F. Loubette

Le château de Mercy vu depuis l'arrière.
© F. Loubette 

Les Canadiens sont repartis honorés et ravis d'avoir pu, une dernière fois sans doute, fouler ces lieux chargés de souvenirs. A ce jour, la destinée du château de Mercy est encore incertaine...

mardi 21 mars 2017

Nouveau livre en courte finale et premières dédicaces annoncées


Vous aviez été nombreux à me demander, après épuisement de mon premier livre Les forces aériennes de l'OTAN en Lorraine, s'il allait être réédité. Il n'en n'est toujours pas question, mais d'autres projets ont entre temps pris le relais, certains ayant abouti, d'autre non...

Quoi qu'il en soit, en ce printemps, on peut noter une certaine conjonction de parutions portant ma signature : après l'article sur Phalsbourg Air Base dans Airpower n°4 toujours en kiosque, c'est au tour d'un premier volume en co-écriture avec Pierre Labrude et Pierre-Alain Antoine d'être annoncé, pour le 5 avril prochain. 

Prévu pour être le premier volet d'une étude illustrée sur l'ensemble de la présence alliée en France dans le cadre de l'OTAN - la Communication Zone -, de 1950 à 1967, ce premier opus s'articule en trois parties.
RB-66 à Toul-Rosières. Photo NARA.

- Toul et le Toulois comme exemple type d'une implantation américaine le long de la Communication Zone (COM-Z). Il y sera donc bien sûr question de l'histoire de la base aérienne de Toul-Rosières, illustrée autant que possible avec des photos différentes de celles utilisées dans mon premier ouvrage. Mais Pierre-Alain Antoine est allé au delà de la seule histoire de TRAB en intégrant l'ensemble des implantations de l'US Army dans le secteur de Toul, en guise d'aperçu de ce que nous allons tenter de faire dans les prochains tomes, en termes d'études des différents dépôts et installations US en France (Toul Engineer Depot, Nancy Ordnance Depot en forêt de Haye, l'hôpital Jeanne d'Arc...)

L'hôpital et le dépôt sanitaire de Croix-Chapeau. Photo Gélizé.

- L'organisation de la chaîne sanitaire à travers la France. Pierre Labrude rappelle que le spectre d'une 3e guerre mondiale était au coeur des esprits, et qu'il fallait donc bien envisager de traiter et de soigner les blessés éventuels. On découvre dans cette partie qu'à l'instar des bases aériennes de l'OTAN, les hôpitaux de l'US Army en Europe étaient d'un modèle standardisé, mais ayant toutefois chacun leurs spécificités et différences. Les hopitaux des bases aériennes US et canadiennes, ainsi que les dépôts sanitaires à travaers la France font également partie de cette étude.

Compilation des différents types d'appareils de l'US Army Aviation en Europe.
Photo M. von Ascheberg.

- Pour ma part, une fois n'est pas coutume, je me suis penché sur l'aviation légère de l'US Army en France, avec ses aérodromes de commandement, ses centres de formation et de maintenance, ses appareils, à voilure fixe ou tournante et ses moyens de liaisons entre les différents dépôts installés en France.

Le choix de ce mode de traitement pourra, à première vue, faire apparaître certaines redites d'une partie à l'autre, tant il existe des passerelles entre ces trois parties. Ce constat asssumé est induit par notre choix d'avoir présenté, autour de Toul, un aperçu de ce que nous souhaitons décliner sur l'ensemble des ouvrages. En outre, chaque camp est étudié à travers le prisme spécifique de chaque axe d'étude pour mettre en avant les spécificités des installations américaines en France.

Pour découvrir ce nouvel ouvrage et nous rencontrer, nous vous donnons rendez-vous à l'occasion du salon Le livre à Metz, qui se tiendra en avril prochain.
Pierre-Alain Antoine sera présent en dédicace toute la journée du vendredi 7 avril sur le stand de la librairie Hisler-Even.
Je serai moi-même présent, sur ce même stand, toute la journée du dimanche 9 avril en dédicace.

Nous vous y donnons rendez-vous et espérons vous y voir nombreux!

Fabrice Loubette

vendredi 17 mars 2017

Phalsbourg Air Base haute en couleurs!

La rédaction du magazine Air Power joue la carte de l'audace avec son n°4 qui paraît aujourd'hui, annonçant en Une l'un des articles historiques qu'il publie ce printemps.
En effet, rares sont les magazines d'aviation contemporaine à mettre en couverture autre chose que des jets de dernière génération tels que Rafale ou F-35 ces derniers temps...

Un box de quatre RF-101C Voodoo du 32nd TRS de Phalsbourg survole Casablanca
lors d'une campagne d'entraînement au soleil du Maroc, en 1959.
© D. Tschida 
Espérons que ce pari sera payant et que vous vous laisserez tenter par la couverture mettant en avant l'article de 14 pages que je signe sur l'histoire américaine de Phalsbourg Air Base, aujourd'hui une des principales bases de l'aviation légère de l'Armée de terre (ALAT) qui héberge le 1er RHC. 
Avec Marc-Eric Minard, rédacteur en chef, nous avons fait notre possible pour vous présenter des photos - autant que faire se peut en couleurs - des différents types d'appareils américains passés par Phalsbourg, dans leurs différentes livrées d'unités.
J'espère que le résultat vous plaira! Ne tardez pas trop à vous procurer ce numéro!

F-86H du 101st TFS vu à Phalsbourg durant la crise de Berlin, en 1961-62.
© G. Getchell
Si vous avez manqué ce numéro, pas de panique! Vous pouvez toujours vous le procurez en ligne en cliquant ICI!